Cultes populaires au Maroc
Au Maroc, on peut observer à travers le folklore un syncrétisme des cultes préislamiques, des croyances superstitieuses, de l’ »anthropolâtrie amazighe », des confréries soufis ou maraboutiques, et des mouvements politico-religieux comme celui des « chorfas », le tout mêlé à la foi musulmane. La hiérarchie mystique est donc particulièrement difficile à identifier.
Maraboutisme : Le mot «marabout» désigne l’homme vivant dans un couvent fortifié. Le maraboutisme a vu conflué toutes les idées mystiques et populaires superstitieuses voire magiques. Mais le maraboutisme est surtout caractérisé par le culte des saints.
D’ailleurs, le mot «marabout» a fini par s’appliquer à la fois au saint vivant ou au saint enterré, au monument qui abrite sa tombe et pratiquement à toutes les catégories du sacré.
Mais, il faut faire la différence entre les marabouts ou saints qui n’existent plus mais dont les gens vont au mausolée pour les prier et les marabouts ou sorciers qui proposent des philtres d’amour et autres moyens de sorcellerie, ils sont assez nombreux et on peut voir une longue file de femmes faire la queue devant chez eux avec leurs offrandes. Ces thaumaturges qui peuvent aussi être des femmes, pourraient grâce aux dons qu’il sont reçu de Dieu vaincre les forces de la nature.
Soufisme : il s’est développé en face de l’islam officiel souvent même contre lui. Ses adeptes prétendent remonter au temps du Prophète, Chaque école de soufis se caractérise par l’enseignement et la méthode d’élévation de l’âme vers Dieu. Même si ces confréries mystiques ne sont pas toutes «maraboutiques», certaines ont été plus ou moins altérés et travestis par suite de l’influence de croyances populaires.
Chorfas : beaucoup de ces «nobles» étaient de pauvres gens qui s’adonnaient à la recherche de la sainteté. Bien souvent, ils réussissaient à jouir d’un grand prestige.
Zaouias : surmontées de toits aux tuiles vertes (couleur de l’islam) les zaouias étaient des lieux de pèlerinage des saints. Avec le temps, les marabouts s’y sont installés dans celles qui n’abritaient pas des tombeaux de saints. Elles peuvent donc soit regrouper les fidèles dans des pèlerinages, des confréries ou servir d’écoles coraniques.
Koubba : ce terme désigne des mausolées blancs et surmontées d’une coupole. Plus petite que la zaouia, la koubba abrite les reliques d’un saint ou d’un personnage particulièrement pieux, en général un chef de confrérie religieuse vénéré par la population.
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